Florence Metgé, de fil en aiguilles, pique sur la toile les vêtements de relations humaines
remises en question. Si, visiteurs, nous nous attardons sur la manière dont les regards
se fixent de la toile vers nous, nous percevrons bientôt la perspicacité de l'oeil du peintre
sur le monde, et nous nous surprendrons sans doute à comprendre la polysémie du
mot acidulé ... Cette peinture porte ainsi la vie comme l'écorché des gravures : elle en
montre à la fois l'unité et la multiplicité, le fini et la complexité.
Les portraits de petit format en sont la plus belle expression ; ils sont construits d'une
grande variété de teintes, comme pour dire la diversité des sentiments humains, et
l'expression peinte, comme le fait un photographe de talent, nous ramène à ce que
l'artiste nous révèle de notre âme à notre corps défendant.
Texte (extrait) de Jean Gelbseiden