
"[..] Je me vantais de posséder tous les payasages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie moderne, disait le poète. Comme lui, j'aime les peintures idiotes, dessus de portes, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires ; la littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographe [...]". J'ai connu, moi, le spectacle, le foyer de l'Opéra, les velours pourpres derrière la révérence des comédiens, des danseurs. Mon enfance me hante. Je tire la langue aux canons de l'art, au blanc préfère la couleur, à la mort vraie, les danses macabres, aux spéculations, l'humour, la matière pétrie, la chair, le sang, la vie. Voilà la raison de mon petit peuple. Demain, nous serons les derniers à avoir mordu la poussière, à tranformer la merde en or. Ave Cyborg Sapiens, morituri te salutant ! Site Web : www.frederiquejacquemin.com E mail : fredsof.jacquemin@wanadoo.fr