Renée Bodin dit Hurfane (1927-)
L'accueil est chaleureux. Tout de suite le regard
du visiteur est pris par le travail accompli par
Hurfane depuis 25 ans. Dans cette maison acquise
en 1980, des scènes de la vie percheronne vont
venir s'accrocher aux murs, les animaux chats,
oiseaux, poissons, les fleurs vont s'installer sur
les murets, les bassins et les terrasses du "jardin
rose", le jardin de la terre, le premier sud-ouest
quand le spectateur arrive. En avançant dans
son oeuvre, Hurfane contourne la maison. A l'Est
elle entreprend le "jardin bleu", le jardin du ciel et
des reflets, le jardin de l'eau qui vit et qui
s'écoule comme le temps qui passe. Une citation
de Virgile écrite près du "Pèlerin de l'éternité" le
rappelle au visiteur "Fugit irreparabile tempus".
Les commentaires et les explications d'Hurfane
invitent à la réflexion et la méditation dans
quelles galaxies, quelles constellations irons nous
voyager après cette visite, à chacun d'ordonner
ses mosaïques mentales et s'inventer un jardin
à sa couleur.
Texte de Jean-Pierre Faurie
Photos : collection Thierry Bariolle