Un matin de printemps 1951 à Paris, la fée Arsingulle se pencha sur le berceau d'une
nouvelle née et lui déclara "Tu seras Elisa-Paule". Impressionnée, l'enfant se mit à crier.
Pour la calmer, la fée lui fit don d'un caractère bienveillant et généreux et d'un
talent certain pour les arts populaires. Plus d'un millier de tableaux et quelques
vicissitudes plus tard, Elisa-Paule choisit l'aquarelle pour créer sa mythologie
cosmopolite où tout est possible : des anges mâles et femelles s'envolent au creux
d'arbres célestes. Des oiseaux/poissons jouent au cerf-volant par dessus des
architectures orientales. Des licornes/gazelles rêvent leur vie dans des décors improbables.
De l'imagination tout le monde en a. Pour l'exprimer il suffit d'ouvrir la cage.
C'est ce que fait Elisa-Paule quand son imaginaire l'entraine sur les sentiers que sa
main dessine. Elle ne prétend pas délivrer de message, à chacun sa lecture, elle nous
offre des clefs pour le vagabondage. Elle devrait être récompensée pour complicité d'évasion.